Geoffrey Laurence, l'émotionnaliste
Geoffrey Laurence est né en 1949 à Patterson, dans le New Jersey, de parents survivants de l’holocauste et naturalisés venus de Silésie. Quand il a eu 4 ans, ses parents ont déménagé en Angleterre, où il a été éduqué et a vécu pendant les 38 années suivantes. Pendant sept ans il a fréquenté trois écoles d’art pour acquérir des compétences en dessin et en peinture, passionné par la peinture classique.
Au cours des 20 années suivantes, il a travaillé en freelance dans divers domaines liés à l’art. Il a travaillé comme illustrateur pour des magazines, comme graphiste pour des entreprises, comme photographe pour un journal londonien et comme designer pour diverses entreprises de mode. Il a aussi été concepteur de gammes de T-shirts pour Walt Disney, Burton et French Connection. Dans les années 90, il est devenu designer d’intérieur.
Pendant toutes ces années, il a consacré autant de temps que possible au dessin et à la peinture anatomique. En 1992 il a repris des études d’art quand il a déménagé à New York. En 1996, il a déménagé au Nouveau-Mexique, où il vit et travaille maintenant.
Il se méfie de trop « parler » d’art et pas assez de « faire ». Pour lui peindre, c’est regarder, ne pas parler. Notre société actuelle est envahie par des « experts » qui veulent expliquer l’art sans jamais avoir expérimenté sa création.
Deux thèmes généraux apparaissent évidents dans son travail des vingt dernières années. Le premier, une intention et une lutte pour trouver et maintenir un lien entre la peinture classique d’avant 1900 et la peinture moderne depuis 1900, pour les réconcilier.
Le second est un dialogue continu et une tentative de trouver une réponse picturale significative à l’Holocauste, en raison de l’histoire tragique de sa famille.
Il ne se considère pas comme un réaliste naturaliste, n’ayant pas de nostalgie des formes d’art passées. Il cherche à créer des réponses émotionnelles à travers le processus de peinture, de déplacer et d’expérimenter la peinture de différentes manières avec un pinceau et surtout d’engager le spectateur dans une narration émotionnelle. Toute peinture anatomique est par sa nature même artificielle et une abstraction de l’expérience de la vie observée. Son désir est de continuer à peindre à partir de la vie afin de construire des récits qui reflètent la vie contemporaine. Il aime à se décrire comme un peintre « émotionnaliste » plutôt qu’un peintre « réaliste ».
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