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L’idéal de beauté masculin est imperméable aux modes. Si le nu féminin est omniprésent dans l’art jusqu’à saturer notre imaginaire, le nu masculin reste timide, tout en étant un canon culturel immuable. Parce que le corps de l’homme est un support de représentation symbolique, osons le nu masculin dans l’art, au fil du temps ; osons autant le nude (nu) que le naked (déshabillé) en anglais.

25 Sep

Jacques Réattu, peintre d'histoire 1

Publié par Romain  - Catégories :  #18ème, #19ème

Jacques Réattu - Étude académique de nu masculin couché - Argos Panoptès

Jacques Réattu - Étude académique de nu masculin couché - Argos Panoptès

Jacques Réattu (1760 – 1833), peintre né à Arles, est le fils illégitime d’un noble, Guillaume Barrême de Châteaufort, et de Catherine Raspal.

Dès 1775, il entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Il se destine à la carrière de « Peintre d’Histoire ». Cette ambition passe par l’obtention du Grand Prix de Rome attribué par concours, auquel il participe dès 1783. Il obtiendra le succès tant espéré en 1790, lui ouvrant les portes d’un séjour en Italie en tant que pensionné du Roi. Malheureusement, le contexte politique ne lui permettra pas de séjourner comme prévu quatre années dans la capitale pontificale. Ce séjour sera néanmoins l’occasion pour Jacques Réattu de réaliser une œuvre majeure, « Prométhée protégé par Minerve et élevé au Ciel par le Génie de la Liberté dérobe le feu », première œuvre à discours révolutionnaire de l’artiste.

De retour en France en 1793, il séjourne d’abord à Marseille, où il obtient en décembre 1794 la commande pour le décor du Temple de la Raison de huit tableaux monumentaux « peints en grisaille » à l’imitation de bas-reliefs, illustrant les idéaux révolutionnaires. Fin 1798, il est définitivement de retour à Arles.

De 1802 à 1819, malgré divers projets qui n’aboutiront pas, Jacques Réattu se consacre principalement à la gestion de son patrimoine foncier et ne reprend véritablement ses pinceaux qu’à partir de 1819, pour entamer l’une des périodes les plus productives de sa carrière avec de grands projets de décors, en particulier de théâtres et hôtels de villes à Marseille, Nîmes et Lyon. A côté des grandes productions allégoriques de la période, Jacques Réattu renoue également avec des œuvres d’inspiration mythologique. Enfin, à partir de 1826, il entreprend son premier et seul grand décor religieux pour l’église St Paul de Beaucaire mais décède en 1833, n’ayant eu le temps de réaliser que trois des œuvres sur les cinq prévues.

Jacques Réattu - la mort d'Alcibiade - 1796

Jacques Réattu - la mort d'Alcibiade - 1796

Jacques Réattu - la mort d'Abel - 1825

Jacques Réattu - la mort d'Abel - 1825

Jacques Réattu, peintre d'histoire 1
Jacques Réattu, peintre d'histoire 1
Jacques Réattu, peintre d'histoire 1
Jacques Réattu, peintre d'histoire 1
Jacques Réattu, peintre d'histoire 1
Jacques Réattu - la conversion de Saint-Paul - étude - 1827

Jacques Réattu - la conversion de Saint-Paul - étude - 1827

Jacques Réattu, peintre d'histoire 1
Jacques Réattu - statue de Laocoon - étude - 1780

Jacques Réattu - statue de Laocoon - étude - 1780

Jacques Réattu - torse de Laocoon - 1780

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Jacques Réattu - torse du Belvédère

Jacques Réattu - torse du Belvédère

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L’idéal de beauté masculin est imperméable aux modes. Si le nu féminin est omniprésent dans l’art jusqu’à saturer notre imaginaire, le nu masculin reste timide, tout en étant un canon culturel immuable. Parce que le corps de l’homme est un support de représentation symbolique, osons le nu masculin dans l’art, au fil du temps ; osons autant le nude (nu) que le naked (déshabillé) en anglais.