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L’idéal de beauté masculin est imperméable aux modes. Si le nu féminin est omniprésent dans l’art jusqu’à saturer notre imaginaire, le nu masculin reste timide, tout en étant un canon culturel immuable. Parce que le corps de l’homme est un support de représentation symbolique, osons le nu masculin dans l’art, au fil du temps ; osons autant le nude (nu) que le naked (déshabillé) en anglais.

18 Apr

Kurt Walters et le classicisme ironique

Publié par Romain  - Catégories :  #contemporain

Kurt Walters - The Elements - Air

Kurt Walters - The Elements - Air

Kurt Walters est un artiste américain contemporain. Il intègre dans son travail des styles tirés de diverses époques de l’histoire de l’art, y ajoutant un peu de fantaisie. Ses peintures sont enracinées dans les techniques des maîtres flamands, empruntant à Ingres, Frederick Lord Leighton et Maxfield Parrish. Il aime intituler sa peinture de « classicisme ironique ».
Il a un grand intérêt pour les figures allégoriques et la mythologie. « Enfant, un des premiers tableaux de Raphaël, 'Les Trois Grâces', m’a particulièrement séduit. J’ai dû le copier quarante fois. Je donnais des copies aux enseignants du primaire, mais j’étais très déçu qu’ils ne les accrochent pas en classe avec ces nus corpulents, comme ma mère le faisait à la maison. »
Kurt Walters a été formé à l’art à Oakland. Il n’était pas intéressé au style populaire du moment, de l’art politique sombre et agressif. En revanche, c’est là qu’il s’est passionné pour un style de peinture classique. Avec une mère allemande et un père américain, ayant passé beaucoup de temps à Munich et à Salzbourg et parlant couramment l’allemand, il n’est pas surprenant que Walters apporte une certaine influence européenne à son travail, notamment dans son utilisation de la feuille d’or et sa fascination pour les thèmes de la Renaissance et des peintres flamands.
Il vit et travaille maintenant dans son studio de Brooklyn Heights à New York.
Sa carrière artistique a commencé en tant qu’enfant car il était précoce pour la lecture et préférait consulter des livres d’art à la bibliothèque, se plongeant dans les images de peinture plutôt que de jouer avec ses amis. 
Son style peut être fantaisiste et illustratif. Quand le spectateur va au-delà d’un premier regard sur une de ses œuvres, il peut voir l’attention aux détails et son obsession pour les maîtres anciens comme Van Eyck, Ingres, Maxfield Parrish et leurs méthodes de peinture en couches successives et émaux.
Il aime quand un spectateur dit « Je veux être là ! » en désignant un tableau. C’est une réaction, basée sur l’harmonie ressentie, le choix des couleurs, ou simplement le bonheur général des personnages peints. 

« Que je puisse créer un monde, de ma tête, où les gens voudraient vraiment aller, me donne l’impression d’avoir accompli quelque chose. »

Kurt Walters - Der Inn

Kurt Walters - Der Inn

Kurt Walters - Euros

Kurt Walters - Euros

Kurt Walters - Notos, the south wind

Kurt Walters - Notos, the south wind

Kurt Walters - Skiron

Kurt Walters - Skiron

Kurt Walters - the lonely Schaffler

Kurt Walters - the lonely Schaffler

Kurt Walters - du legst di nieda

Kurt Walters - du legst di nieda

Kurt Walters - Mia San Mia

Kurt Walters - Mia San Mia

Kurt Walters - quiet bedroom

Kurt Walters - quiet bedroom

Kurt Walters - spring

Kurt Walters - spring

Kurt Walters et le classicisme ironique
Kurt Walters et le classicisme ironique
Kurt Walters - waiting on the beach

Kurt Walters - waiting on the beach

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À propos

L’idéal de beauté masculin est imperméable aux modes. Si le nu féminin est omniprésent dans l’art jusqu’à saturer notre imaginaire, le nu masculin reste timide, tout en étant un canon culturel immuable. Parce que le corps de l’homme est un support de représentation symbolique, osons le nu masculin dans l’art, au fil du temps ; osons autant le nude (nu) que le naked (déshabillé) en anglais.