danseurs nus. 8
La nudité (ce qui est mouvant, la chair), n'est pas le nu (statique et lisse, référence au Beau). Elle prend un sens dans une société à un moment donné. Un sens qui évolue au fil du temps comme la société évolue au fil du temps.
Le chorégraphe du nu est sans cesse à la recherche de nouvelles vérités du corps », à la recherche aussi du sens de ce qui va arriver sur la scène. On quitte la nudité parfaite et lisse, marmoréenne, entité statique représentant le « Beau » (en référence à Hegel) pour aborder un domaine beaucoup plus perturbant, la nudité vivante, (en référence à Nietzsche). Il cache des signes sexuels pour créer une connivence entre les corps.
Dans la danse conceptuelle, la posture du danseur est parfois si complexe qu'on a du mal à reconnaître les parties du corps. Naturellement, un personnage est vu et imaginé debout. Mais si on ne voit ni son visage, ni son sexe, ni son environnement, on est perdu. Avec la nudité des danseurs au centre de postures tourmentées, on ne peut que s’interroger sur ce que ce que l’on voit et ainsi appréhender l’homme dans son entièreté, sans se limiter au seul sujet sexuel.
Sauf quand on affuble le danseur d'un phallus de silicone qui sexualise volontairement le corps.
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