Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L’idéal de beauté masculin est imperméable aux modes. Si le nu féminin est omniprésent dans l’art jusqu’à saturer notre imaginaire, le nu masculin reste timide, tout en étant un canon culturel immuable. Parce que le corps de l’homme est un support de représentation symbolique, osons le nu masculin dans l’art, au fil du temps ; osons autant le nude (nu) que le naked (déshabillé) en anglais.

17 Jul

Johan Tobias Sergel et la statuaire hellénistique

Publié par Romain  - Catégories :  #18ème, #19ème, #sculpture

Johan Tobias Sergel - Diomède - 1770

Johan Tobias Sergel - Diomède - 1770

Avec Thorvaldsen, Johan Tobias Sergel (1740 - 1814) est une des grandes figures de la sculpture dans les pays du nord de l'Europe. Né en Suède, il séjourne d'abord à Paris à la fin des années 1750 ; il regagne ensuite la Suède avant de partir pour Rome en 1767, où il réside neuf ans. Avant de se fixer définitivement en Suède, où il obtient un grand renom, il séjourne encore en France et en Angleterre. Sergel est donc le type de l'artiste éclairé et du voyageur ouvert aux courants internationaux qui définissent le style néo-classique de la fin du XVIIIe siècle. Mais l'art de Sergel perpétue les traditions de la sculpture, particulièrement la sculpture française des environs de 1750.
Les sujets de Sergel sont des sujets antiques, mythologiques et historiques. Il les choisit généralement pour ce qu'ils suggèrent de grâce sensuelle et d'expression plaisante. Son remarquable Faune de 1774 en témoigne. L'œuvre évoque un art qui s'accorde avec l'esthétique de Clodion et révèle l'intérêt de Sergel pour la statuaire hellénistique, encore peu connue de son temps. En plus de groupes et de figures, Sergel pratique le bas-relief et la statuaire monumentale, modifiant son style, vers la fin de sa vie, dans le sens d'effets plus sévères d'une grande beauté d'expression. Dans leur ensemble, les thèmes qu'il traite sont simples, peu chargés d'intentions érudites et morales.
Sergel fut un artiste inquiet dont on peut penser que sa dévotion à l'art de la sculpture tel qu'on le comprenait de son temps ait pu quelque peu brider l'inspiration. Sergel a laissé une œuvre dessinée unique qui montre une invention tourmentée et débordante. Ses dessins haussent le style d'esquisse au niveau d'œuvres d'art achevées et traduisent un don prodigieux pour évoquer des visions, des états fugitifs et des passions violentes.
 

Johan Tobias Sergel - Diomède - 1770
Johan Tobias Sergel - Diomède - 1770

Johan Tobias Sergel - Diomède - 1770

Johan Tobias Sergel - Amour et Psychée - 1767
Johan Tobias Sergel - Amour et Psychée - 1767
Johan Tobias Sergel - Amour et Psychée - 1767

Johan Tobias Sergel - Amour et Psychée - 1767

Johan Tobias Sergel - Faune - 1774
Johan Tobias Sergel - Faune - 1774

Johan Tobias Sergel - Faune - 1774

Johan Tobias Sergel - le dieu de la rivière

Johan Tobias Sergel - le dieu de la rivière

Johan Tobias Sergel - Othryadès - 1779

Johan Tobias Sergel - Othryadès - 1779

entourage de Johan Tobias Sergel - Orphée

entourage de Johan Tobias Sergel - Orphée

Johan Tobias Sergel - Apollon

Johan Tobias Sergel - Apollon

Johan Tobias Sergel - Bacchus

Johan Tobias Sergel - Bacchus

Johan Tobias Sergel - étude pour Mars et Venus

Johan Tobias Sergel - étude pour Mars et Venus

Johan Tobias Sergel - la maladie d'Emile

Johan Tobias Sergel - la maladie d'Emile

Johan Tobias Sergel - Pan retirant une épine du pied

Johan Tobias Sergel - Pan retirant une épine du pied

Johan Tobias Sergel - Polyphème jetant une pierre

Johan Tobias Sergel - Polyphème jetant une pierre

Johan Tobias Sergel et la statuaire hellénistique
Johan Tobias Sergel - Polyphemus

Johan Tobias Sergel - Polyphemus

Johan Tobias Sergel - sujet d'après une fresque d'Annibale Carracci
Johan Tobias Sergel - sujet d'après une fresque d'Annibale Carracci

Johan Tobias Sergel - sujet d'après une fresque d'Annibale Carracci

Commenter cet article

À propos

L’idéal de beauté masculin est imperméable aux modes. Si le nu féminin est omniprésent dans l’art jusqu’à saturer notre imaginaire, le nu masculin reste timide, tout en étant un canon culturel immuable. Parce que le corps de l’homme est un support de représentation symbolique, osons le nu masculin dans l’art, au fil du temps ; osons autant le nude (nu) que le naked (déshabillé) en anglais.