Jacques-Louis David au Louvre
Superbe exposition Jacques-Louis David au Louvre jusqu'au 26 janvier 2026 !
A voir absolument !
Un peintre totalement politique :
Jacques-Louis David (1748 - 1825) est un monument. « Père de l'École française », « régénérateur de la peinture », il a créé des images qui hantent aujourd'hui encore notre imaginaire collectif : Marat assassiné, Bonaparte franchissant les Alpes, le Sacre de Napoléon… C'est à travers le filtre de ses tableaux que nous nous représentons les grandes heures de la Révolution et de l'Empire napoléonien, et dans ses portraits que revit la société de cette époque.
À l'occasion du bicentenaire de sa mort en exil à Bruxelles en 1825, le musée du Louvre offre une nouvelle vision sur une personnalité et une œuvre d'une richesse et d'une diversité exceptionnelles. L'exposition met en lumière la force d'invention et la puissance expressive de la peinture de Jacques-Louis David, plus chargée de sensations que ce que l'imposante rigueur de ses tableaux laisse penser.
L'exposition, qui embrasse la longue carrière d'un artiste qui a connu six régimes politiques et participé activement à la Révolution, réunit une centaine de prêts exceptionnels, dont l'imposant fragment du Serment du Jeu de Paume (dépôt du musée du Louvre au château de Versailles) et la version originale du célèbre Marat assassiné (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles), sommet de son art.
Le serment du jeu de paume. 1791-1792
Seul ce fragment subsiste de la toile de 6 mètres de haut et 10 mètres de long commémorant le serment du jeu de paume le 20 juin 1789.
Sur la toile, la composition d'ensemble a été esquissée, puis chaque personnage retravaillé d'après le modèle nu, avant d'être rhabillé à la craie. Quelques visages de députés sont peints avec un haut degré d'achèvement, sans doute pour encourager les souscriptions.
Le travail est interrompu au début de l'année 1792 en raison de dissensions entre les protagonistes de la scène. En raison de la situation politique, David n'achèvera jamais cette toile.
Ci-dessous ce qu'aurait pu être la composition de la scène si David avait pu aller au bout de son projet, stoppé par les divisions sanglantes entre factions révolutionnaires.
La mort du jeune Bara - 1794 :
Engagé volontaire dans l'armée républicaine, Joseph Bara, 13 ans, est tué lors d'un affrontement avec les royalistes, et son cadavre dépouillé de ses vêtements. Robespierre demandera sa Panthéonisation.
David en produira une image pathétique, dénonçant ainsi la monstruosité des ennemis de la Révolution. Bara serre contre sa poitrine nue la cocarde tricolore. Avec ce détail, l'enfant devient un protagoniste de l'Histoire.
Elève talentueux de David, Anne-Louis Girodet peint en 1792 "le sommeil d'Endymion", reprenant le thème antique sublimant la beauté du corps adolescent du berger aimé de la déesse de la lune abandonné au soleil.
David, qui a vu le tableau achevé, s'en inspire probablement pour son Bara.
le triomphe du peuple Français sous les traits d'Hercule - 1794
les Sabines - 1799
Dans le tableau ci-dessous, Ingres, ancien élève de David, a été un témoin privilégié de l'exécution des Sabines par son maître. En 1812 il lui rend hommage en mettant en scène Romulus triomphant du roi Acron, tué en combat singulier. Il reprend la composition et les couleurs des Sabines, mais renonce à la nudité héroïque.
Léonidas aux Thermopyles - 1813
Pour le dessin à la plume et lavis ci-dessous, David réitère le partie pris pour les Sabines : parce qu'ils sont déjà promis à l'immortalité des héros, conformément au modèle antique, Léonidas et ses 300 compagnons sont représentés nus.
Apelle peignant Campaspe en présence d'Alexandre le grand - 1814
Une histoire de jalousie maîtrisée : témoin de l'amour naissant entre sa jeune maîtresse Campaspe et le peintre de sa cour Apelle, Alexandre le Grand accepte de s'effacer. Cette anecdote met en valeur la séduction exercée par les artistes, parfois supérieure à celle des grands conquérants.
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